Les portraits

Guillaume Guené

En politique on s’engage par différents biais.

Le militantisme avec son sentiment d’appartenance à un corps, on pourrait dire une armée tant la hiérarchie et le vocabulaire font penser à une campagne militaire. Être dévoué, disponible sont les maître mots. Savoir prendre des coups aussi. Cette approche est formatrice du milieu et du contexte. On en ressort laminé pour certains. On y reste par esprit clanique pour d’autre. On le quitte par esprit de liberté, mais formé, grandi néanmoins.

L’association, avec toute la dévotion nécessaire. Servir le groupe, sans intérêt personnel, pour voir demain un jour meilleur. Travailler sans relâche à bouger les lignes, ouvrir des portes, enfoncer les aprioris et les blocages. De l’empathie bien sûr, de l’énergie évidemment, de la ténacité, de l’opiniâtreté.
 
La contestation, enfin, même mineure, dans la vie de sa ville, de son quartier, de sa rue. Demander à l’équipe en place d’améliorer notre vie, la propreté, la végétalisation. Participer aux concertations, aux débats, aux conseils de quartier. Être force de contestation, mais bienveillante, donc force de proposition. Et là aussi être tenace, car le temps politique est long.

Je me suis engagé par la première voie quand François Hollande a gagné les présidentielles. Non pas à cause du retour d’un socialiste aux manettes, mais car l’idée qu’un homme puisse gagner par défaut ce combat démocratique majeur m’irritait. J’ai donné mon temps, mon énergie, j’ai participé à des campagnes, défendu les candidats de mon camp, des fois sans conviction mais avec énergie, souvent contre les attaques de ses propres amis. Je ne sais pas tricher avec mes convictions, et quand le camp choisi a mis en exergue des valeurs qui ne sont plus les miennes, je l’ai quitté, loyal, avec ceux que j’y respecte.
 
J’ai aussi rejoins la masse considérable de ceux qui œuvre quotidiennement, bénévolement pour la société et les oubliés. J’ai donné, partagé, adopté des idées farfelues. J’ai découvert l’immense énergie déployée sans réserve. J’ai aussi découvert la fatigue, la lassitude. Je n’ai rien lâché, et même si les structures et les partenaires peuvent parfois prendre du repos, je continue à crocheter les serrures des bureaux les plus cadenassées, à faire se rencontrer des gens qui ne se parlent pas...
 
Conséquence des deux premiers engagements, j’ai participé à la vie de mon quartier et de ma ville.
 
Je me suis emparé à bras le corps de sujets qui semblaient perdus d’avance, et surtout hors champs des compétences qu’on nous attribuait. J’ai utilisé mes acquis du militantisme et de l’associatif, ma ténacité, pour avancer dans ces dossiers, avec bienveillance et sourire...
 

Et Bordeaux Demain ?

 
Quelque part en fil rouge depuis de début en fait, même si ce collectif n’existe pas depuis aussi longtemps. Engagé, loyal, sans regard de l’énergie qu’on y met. Libre, insolent, innovant, sans respect des limites du système en place. Tenace, optimiste, convivial...
Tout y est pour que j’y trouve le plus positif des trois axes de l’engagement et surtout l’objectif du mien :
« Être là où je pourrai travailler à améliorer le petit bout de société qui m’entoure, sur les sujets qui m’importent. »
 

 Guillaume

 

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